« Notre responsabilité est de prouver qu’une révolution souveraine est possible en Afrique », Sonko annonce la couleur du 1er congrès de Pastef

Dans un texte à la fois programmatique et testamentaire, Ousmane Sonko, président du Pastef-Les Patriotes, appelle les délégués du premier congrès ordinaire du parti à ne pas céder à la tentation de la gestion routinière. « La victoire de 2024 n’a pas été une alternance ordinaire », écrit-il, rappelant les années de mobilisations, d’arrestations, de dissolution du parti et de répression qui n’ont fait qu’élargir « la prise de conscience nationale ».
Pour Sonko, la souveraineté ne saurait être un slogan : elle est une méthode de gouvernement, qui concerne les ressources naturelles, les choix budgétaires et monétaires, l’éducation, la culture, et jusqu’à la décolonisation des imaginaires. « Un peuple qui pense exclusivement avec les catégories produites par d’autres peine à construire une autonomie véritable », martèle-t-il.
Le congrès du 6 juin devra donc transformer « une expérience politique, des sacrifices militants et une victoire populaire en orientation collective ». En filigrane, Sonko met en garde contre les dérives propres aux appareils électoraux : « Non un parti vivant au rythme des échéances, mais une organisation capable de former, d’éclairer, de mobiliser durablement le bloc populaire. » La conclusion est sans appel : « Tel est le sens de notre engagement. Telle est la tâche de notre génération. »

